Les services d’appui de la Croix-Rouge du Burundi en besoin d’appui…

Dans la foulée de la réunion des partenaires de la Croix-Rouge du Burundi, édition 2018, il a été constaté que les services d’appui de la Société Nationale accusent un déficit en matière des ressources humaines, de formation et d’outils pour de meilleures prestations programmatiques.  »Nos services d’appui n’ont pas suivi le rythme de développement de la Société Nationale sur les plans organisationnel et partenarial », reconnait le Secrétaire Général, Anselme KATIYUNGURUZA. Et de plaider que les Directions de Finances, Services d’Appui et le département Planification, suivi évaluation et rapportage bénéficient d’un appui significatif pour mieux accompagner les programmes opérationnels. 

Les points saillants du dossier de plaidoyer sont notamment la mise en place d’un fonds salaires, la décentralisation de la comptabilité dans les Branches, la prise en charge par les partenaires des coûts transversaux.  »Les programmes ne tiennent toujours pas en compte les coûts transversaux, ce qui est préjudiciable aux fonds propres de la Société Nationale », s’exclame Octavie KUBWAMUNGU, Directrice des services d’appui.  

Face à cette préoccupation, le Secrétaire Général de la Croix-Rouge du Burundi propose aux partenaires un nouveau format de budgets. Selon Anselme KATIYUNGURUZA, tous les budgets devraient couvrir les coûts directs, les coûts indirects et les coûts administratifs. De cette manière, on aura respecté l’approche de planification intégrée prônée par la Société Nationale depuis un bon bout de temps.   

En vue de combler le gap dans le domaine de la gestion financière, le Directeur des Finances est si déterminé à révolutionner la situation qu’il propose aux partenaires de financer un poste de délégué Finances qui viendrait appuyer la Croix-Rouge du Burundi.  »Outre que les Branche échappent à notre système comptable du fait de l’absence d’interconnexion avec les Branches, la Société Nationale est victime d’une fuite de cerveau par rapport aux comptable », révèle Sébastien CIMPAYE. Et d’expliciter que la fuite de cerveaux est dû aux salaires de la Croix-Rouge du Burundi qui ne sont pas compétitifs sur le marché du travail. 

Malgré tous les défis relevés, les partenaires reconnaissent le caractère particulier de la Croix-Rouge du Burundi et s’engagent à la soutenir autant que possible.  »C’est une grande avancée pour la Croix-Rouge du Burundi car on ne peut plus poser les mêmes questions qu’on posait, il ya de cela 10 ans », se réjouit Toerris JAEGER, Directeur du Département International de la Croix-Rouge Norvégienne.

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