Lancée le 4 novembre 2026, la deuxième phase du projet Amagara Yacu – Notre santé ambitionne de consolider les acquis de la première phase tout en renforçant l’approche « Une seule santé », qui établit un lien étroit entre la santé humaine, animale et environnementale. Une démarche multisectorielle qui place également l’équité de genre et la prise en compte des groupes vulnérables au cœur de ses priorités.
Le projet Amagara Yacu – Notre santé a officiellement lancé le démarrage opérationnel de sa deuxième phase, le 4 novembre 2026. Cette nouvelle étape entend poursuivre les efforts engagés en faveur du renforcement du système de santé au Burundi, en accordant une attention particulière aux défis sanitaires, environnementaux et climatiques.

Représentant le Secrétaire Général de la Croix-Rouge du Burundi lors de cette cérémonie, Claudine BIZIMANA a souligné l’importance de cette nouvelle phase, qui s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’approche « Une seule santé » (One Health). Celle-ci reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale et encourage des réponses coordonnées face aux défis sanitaires actuels.
Elle a également mis en avant la prise en compte de la dimension genre et des besoins spécifiques des groupes vulnérables, afin de promouvoir un accès plus équitable aux services de santé. La représentante du Secrétaire général de la Croix-Rouge du Burundi a précisé que la rencontre constituait un cadre privilégié pour permettre aux parties prenantes de partager une compréhension commune des orientations du projet, d’harmoniser les approches, de clarifier les responsabilités et de définir les modalités opérationnelles de sa mise en œuvre. « La réussite d’Amagara Yacu 2 dépendra de notre capacité à transformer cet engagement en actions coordonnées et en résultats durables au bénéfice des populations », a-t-elle déclaré.
Mme Claudine BIZIMANA a, par ailleurs, exprimé sa gratitude aux partenaires du projet, notamment à l’Agence française de développement (AFD) pour son appui financier, ainsi qu’à la Croix-Rouge française pour son engagement et son accompagnement dans la mise en œuvre des activités.
Consolider les acquis et répondre aux nouveaux défis.

Prenant la parole à son tour, Céline DEMAGNY, responsable de l’Agence Française de Développement au Burundi, a rappelé les principales réalisations de la première phase du projet, mise en œuvre de 2023 à 2026. Les interventions ont notamment porté sur le renforcement des ressources humaines en santé, l’amélioration des capacités de veille épidémiologique et de laboratoire, l’appui au secteur de la transfusion sanguine ainsi que le renforcement de la préparation et de la réponse communautaire aux urgences sanitaires.
S’appuyant sur ces acquis, la deuxième phase entend poursuivre les efforts de renforcement des ressources humaines en santé et de surveillance épidémiologique. Elle accordera également une place importante aux enjeux environnementaux et climatiques, ainsi qu’à la réduction des inégalités de genre, tant dans l’accès aux soins que dans la gouvernance des systèmes de santé.
Pour concrétiser ces ambitions, le projet s’articule autour de deux volets complémentaires : un volet opérationnel et un volet technique et institutionnel. Leur mise en œuvre reposera sur la complémentarité des expertises et l’expérience des différentes parties prenantes. Selon Céline DEMAGNY, cette synergie devra permettre d’obtenir des résultats concrets tout en contribuant à des transformations durables du système de santé au Burundi.
Une mobilisation collective pour une santé durable

Pour Issoumaïla KONATE, chef de la délégation de la Croix-Rouge française au Burundi, la réussite du projet repose avant tout sur la collaboration entre les différents acteurs. « Aucune institution ne peut, seule, apporter des réponses suffisantes à des problématiques aussi complexes. La réussite dépendra de notre capacité collective à fédérer les expertises, coordonner les interventions et créer des synergies entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale », a-t-il souligné.
Cette vision traduit la nécessité d’une mobilisation collective et d’une coopération renforcée entre les acteurs intervenant dans les domaines de la santé, de l’environnement et du bien-être des communautés.
Mise en œuvre de 2023 à 2026, la première phase du projet Amagara Yacu a permis de poser des bases importantes pour le renforcement du système de santé au Burundi. La deuxième phase, qui s’achèvera en 2029, entend capitaliser sur ces acquis et approfondir les interventions en faveur d’une santé plus inclusive, résiliente et durable.

À travers cette nouvelle phase, la Croix-Rouge du Burundi et ses partenaires réaffirment leur engagement à promouvoir une approche intégrée de la santé, fondée sur la coordination multisectorielle et la participation de l’ensemble des acteurs, au service des populations.
