A l’approche de la saison des pluies, les volontaires de la Branche de Ngozi se sont mobilisés le jeudi 17 septembre 2026 pour réhabiliter la maison de Madame Espérance HABIMANA, une mère vulnérable du quartier de Kanyami. Cette action de solidarité illustre la force du volontariat communautaire face aux effets du changement climatique.
Le matin du 17 septembre 2026, les volontaires de l’Unité collinaire de Kanyami, au sein de la Branche de Ngozi, étaient à pied d’œuvre pour réhabiliter la maison d’Espérance HABIMANA. Dans cette localité, la solidarité prend une forme très concrète : des volontaires puisent de l’eau pour la fabrication des briques et offrent de leur temps afin de permettre à une famille de retrouver un logement décent. Cette intervention s’est déroulée au quatrième jour de la visite des représentants de la Croix-Rouge nigérienne, venus découvrir les actions menées par les volontaires de la Croix-Rouge du Burundi au niveau communautaire.

Espérance vit de petits travaux, notamment la buanderie, la main-d’œuvre sur les chantiers de construction et dans les champs de particuliers. Après avoir difficilement économisé pour acquérir une parcelle, elle a construit une modeste maison de deux pièces : une chambre et un salon. La construction a bénéficié de l’engagement des volontaires de Kanyami, qui avaient participé à la fabrication des briques, au transport de l’eau nécessaire aux travaux ainsi qu’à divers travaux de main-d’œuvre. La Branche de Ngozi avait, quant à elle, contribué à la fourniture de pièces de bois pour le mur de soutènement, chant des tôles, ainsi qu’au paiement de la main d’œuvre. Toutefois, la fragilité des matériaux utilisés a fini par céder : le mur arrière de la maison s’est effondré, rendant nécessaire une nouvelle mobilisation.
Une maison à sécuriser avant les pluies

A l’approche de la saison des pluies, l’urgence est désormais de mettre la famille à l’abri. « Nous voulons que la maison soit terminée avant la tombée des pluies de la saison culturale A, afin de protéger la maman et ses enfants contre les effets du changement climatique », explique Théodora SINZINKAYO, Coordinatrice de la Branche de Ngozi et Tangara. Pour les volontaires, chaque geste compte. Les uns puisent l’eau, au moment d’autres fabriquent les briques. Ensemble, ils apportent leur force de travail là où les moyens financiers de la famille ne suffisent pas. Cette action témoigne de l’importance du volontariat de proximité dans la réponse aux vulnérabilités. Elle illustre également la nécessité d’anticiper les conséquences des aléas climatiques en renforçant la sécurité des habitations et la résilience des communautés.
