La protection de l’emblème Croix-Rouge est aussi une affaire des pouvoirs publics

« La Croix-Rouge du Burundi demande aux pouvoir publics de mettre en place une loi sur la protection de l’emblème Croix-Rouge. » Tel est le grand souhait émis par les Présidents de la Croix-Rouge des Branches de Kayanza, Gitega, et Bujumbura Mairie lors des ateliers d’échange avec les autorités publiques de ces provinces sur la protection de l’emblème. C’était du 2 au 6 septembre 2019. Ils ont largement expliqué que l’emblème Croix-Rouge n’est pas la propriété du CICR, de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ou des Sociétés Nationales. « Ce sont les Etas qui donnent l’autorisation et le pouvoir aux Sociétés Nationales d’utiliser l’emblème conformément aux Conventions de Genève de 1949 », ont rappelés ces Présidents.

Au cours de ces ateliers organisés en collaboration avec le CICR, les participants sont premièrement rappelés que l’emblème demeure reconnu comme symbole d’assistance neutre et indépendant à tout moment. Et deuxièmement, qu’il sert de garantie de protection en situation de conflit ou d’urgence. Comme mentionné lors des échanges, en temps de guerre par exemples, seul les services sanitaires des armées et aumôniers, le CICR, la Fédération internationale et les Sociétés nationales sont autorisés à utiliser l’emblème Croix-Rouge. Au moment où, en temps de paix, ce sont, entre autres, les composantes Mouvement, les services sanitaires et le personnel religieux des forces armées ainsi que les structures médicales et les moyens de transport sanitaires d’une Société Nationale qui ont cette permission. Le mandat, la mission et la portée des interventions de la Croix-Rouge du Burundi figurent également sur l’agenda desdits ateliers.

Dans les provinces de Kayanza et Gitega ainsi que dans Bujumbura Mairie, les autorités administratives saluent ces ateliers qui apportent beaucoup de lumière sur les zones d’ombre qui étaient autour de l’usage de l’emblème. Ils se réjouissent également de l’apport de la Croix-Rouge du Burundi dans l’assistance des plus vulnérables. « Nous sommes reconnaissant que les actions des volontaires de la Croix-Rouge du Burundi sont inégalables. A cela s’ajoute leur participation  aux travaux d’intérêt communautaire », a déclaré le conseiller principal de la province Kayanza. Même son de cloche dans Bujumbura Mairie où les autorités publiques reconnaissent que la Croix-Rouge joue un rôle prépondérant dans la réponse aux urgences.

De telles réunions d’échanges vont poursuivre dans d’autres provinces pour qu’il y ait une même compréhension sur la protection de ce symbole d’assistance neutre.

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