La Croix-Rouge pour construire des maisons aux déplacés de Mayengo…

C’est officiel ! Plus de 1300 déplacés du site de Mayengo de la province Rumonge vont bientôt accéder à un habitat sain, sur et solide grâce à la Croix-Rouge du Burundi. Désormais, les tentes qui abritaient les victimes des inondations et glissements de terrains de Cashi et Gitaza vont laisser place à des maisons en dur. Au total, 174 maisons seront construites.

Le travail est effectué par la Croix-Rouge du Burundi sur financement du Programme des Nations-Unies pour le Développement, PNUD. Le lancement des travaux a eu lieu ce mardi 15 janvier 2019 à Mayengo où le Secrétaire Général de la Croix-Rouge du Burundi avait fait le déplacement pour la pose de la première pierre.

 »La dernière fois que j’étais venu ici, j’avais découvert une triste réalité : vos abris étaient tombés en désuétude. Mais, le souhait de la Croix-Rouge du Burundi pour le moment, ce ne sont pas des tentes, mais plutôt des maisons durables », a dit Monsieur Anselme KATIYUNGURUZA, Secrétaire Général. Et d’ajouter:  » Tout ce qu’on peut prétendre faire pour le vulnérable sans lui est contre lui ». Il les a invités à ne pas fermer les yeux face à un quelconque dysfonctionnement.   »Le vulnérable doit être au centre de toute action de la Croix-Rouge », a-t-il martelé.

Anicet Nibaruta, au nom de l’équipe de suivi des activités, abonde dans le même sens. « Nous sommes déjà satisfaits du début des travaux et de la qualité des briques que la Croix-Rouge du Burundi est entrain de fabriquer ». La Croix-Rouge a été désignée pour faire ce travail car nous ne doutions pas de sa volonté, sa disponibilité et de son savoir-faire.»

A peine les travaux commencés, les bénéficiaires exultent! Bitariho Rémy, responsable du site de Mayengo, ne tarit pas d’éloges envers la Croix-Rouge du Burundi. « Nous nous réjouissons du début des travaux. Nous avons envie de sortir au plus vite de ces tentes », s’exprime-t-il. Et d’ajouter qu’ils souhaitent également que les habitants du site puissent faire partie de la main d’œuvre dans les travaux de construction de ces maisons.

Une demande déjà exaucée, car la main d’œuvre non qualifiée est organisée sous forme « de cash for work », avec implication effective des vulnérables. Ainsi, plus de 600 personnes, dont les habitants du site, travaillent déjà sur le chantier. Les travaux de construction de ces maisons vont durer 6 mois

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