UNE AIDE D’URGENCE POUR UN INVESTISSEMENT DE L’AVENIR

Une assistance de 250 000 Fbu par ménage distribuée à 1119 vulnérables des communes de Musongati, Rutana, Makamba et Rumonge, dans la province de Burunga, commence à produire des effets positifs. Au-delà d’un soutien destiné à répondre aux besoins prioritaires, ce montant constitue, pour plusieurs bénéficiaires, une opportunité d’investir dans leur avenir et de renforcer leur autonomie économique. Cette assistance s’inscrit dans le cadre du projet de Protection Humanitaire HP3 « TURIHAFI », mis en œuvre par la Croix-Rouge du Burundi en partenariat avec la Croix-Rouge de Belgique/Flandre, grâce au financement de la Direction générale de la Coopération au développement (DGD). 300 millions de francs burundais ont été mobilisés pour répondre aux besoins essentiels qui ont choisi d’investir dans l’agriculture, l’élevage ou le petit commerce.

Transformer une aide en investissement

À 75 ans, Ezéchiel RUKUNDO de la colline BUTEZI, nous sommes en commune MUSONGATI, veuf et père d’un fils unique, habite dans une paillote et dépend largement de son fils pour son alimentation. Avec les 250 000 FBu reçus de la Croix-Rouge du Burundi, il a acheté des vêtements et réservé une partie du montant à l’achat des semences et de la fumure organique pour la prochaine saison culturale. Son objectif est d’améliorer sa production agricole. Si la récolte est bonne, il envisage ensuite investir dans le petit élevage dans l’espoir d’avoir du fumier pour ses champs mais aussi constituer une source de revenus grâce à la vente du petit bétail en cas de besoin. Son choix traduit une volonté de transformer une aide ponctuelle en moyens de subsistance plus durable.

Du petit commerce au rêve d’une boutique

En commune Makamba, Catherine GASABA, 63 ans, mère de six enfants, sa petite propriété foncière ne lui permet pas de produire suffisamment. Elle doit louer des parcelles pour cultiver. L’assistance de la Croix-Rouge lui a permis de diversifier ses sources de revenus en lançant un petit commerce. Elle vend notamment des choux, des avocats, des fretins, des tomates et des oignons.

Elle a également acheté un porcelet avec une partie du montant reçu. Elle espère développer progressivement son élevage et son commerce afin de générer davantage de revenus. Son ambition est d’ouvrir une boutique. Pour Catherine, les 250 000 FBu représentent ainsi un capital de départ pour monter une activité économique durable et mieux subvenir aux besoins de sa famille.

L’élevage au service de l’agriculture

Anitha YAZIMANA, 55 ans, mère de six enfants, habitante la colline Gasaka de la commune de Makamba. Elle a également choisi d’investir dans l’élevage. Elle a consacré 140 000 FBu à l’achat d’une chèvre et 110 000 FBu pour acheter un mouton. Son choix répond à un objectif précis : disposer de fumier organique pour améliorer la fertilité de ses terres pour augmenter le rendement agricole. Pour Anitha, le petit bétail constitue donc à la fois un moyen d’améliorer sa production agricole et un patrimoine pouvant générer des revenus dans l’avenir.

Une chèvre et des cahiers pour préparer l’avenir

Janvière BARUNSANZAKUMBUGA, 74 ans, veuve et mère de huit enfants, fait face à de nombreuses difficultés. Six de ses enfants sont scolarisés et elle ne dispose pas de suffisamment de terres pour pratiquer l’agriculture. Elle est donc obligée de louer des parcelles. Grâce à l’assistance reçue, elle a acheté une chèvre et consacré une partie de l’argent à l’achat de cahiers pour deux de ses enfants. Son choix illustre la diversité des besoins auxquels une assistance flexible peut répondre : renforcer les moyens de subsistance tout en assurant l’accès des enfants à l’éducation.

Un investissement dans la résilience.

Les expériences d’Ezéchiel, Catherine, Anitha et Janvière montrent que l’assistance Cash peut aller au-delà d’une réponse ponctuelle aux besoins immédiats. Elle permet aux bénéficiaires de définir leurs propres priorités, d’avoir un outil favorisant la reprise des moyens de subsistance et de renforcer la résilience. Semences, fumure organique, petit bétail, commerce ou matériel scolaire : chaque choix répond à une réalité, mais tous témoignent d’une même volonté de préparer l’avenir. À travers le projet HP3 « TURIHAFI », l’objectif de la Croix-Rouge du Burundi est de renforcer une protection humanitaire digne, opportune et inclusive en faveur des personnes vulnérables touchées par la violence et les déplacements au Burundi, notamment à travers les services communautaires, le renforcement des capacités des acteurs locaux et une réponse rapide aux situations d’urgence.

Rappelons que cette assistance, qui a été clôturée le 07 Août 2026 à Rumonge.

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