Les premières semaines d’installation des réfugiés congolais au camp de Busuma en décembre 2025, ont été caractérisées par des décès multiples par jours suite au manque d’eau propre, aux maladies épidémiques comme le choléra, etc.

Pasteur NTUNZWENIMANA, Point focal communication du risque et engagement communautaire à la Croix-Rouge du Burundi a indiqué que pour protéger ces rescapés de guerre contre ces maladies, la Croix-Rouge du Burundi en partenariat avec l’Unicef a mis en place un kiosque communautaire d’information et de prévention des épidémies. C’est une infrastructure dédiée à la sensibilisation de ces réfugiés sur les signes et symptômes des maladies épidémiques, le mode de transmission et les mesures de prévention. Les relais communautaires organisent des séances de sensibilisation où les ménages y sont invités. Pour mener à bon port cet objectif, 150 relais communautaires ont été formé. Ce sont 50 parmi ces derniers qui ont été sélectionnés pour assurer la sensibilisation.

Dino Prince MWENESEMBE, réfugié congolais, est l’un des relais communautaires permanent au camp de Busuma. Selon lui, les activités de sensibilisation s’effectuent en deux volets : sensibilisation de masse pour le dialogue communautaire et la sensibilisation porte à porte. Il a rassuré que cette activité concerne les maladies épidémiques. « On a commencé par le choléra parce qu’au début de l’installation dans ce site, on a enregistré beaucoup de cas de décès et nous avons commencé les sensibilisations sur les symptômes de la maladie, les modes de transmission et de prévention », a-t-il précisé. MWENESEMBE a rappelé qu’au moment de leur installation, le site n’avait ni de toilettes ni de l’eau. Les réfugiés se soulageaient n’importe où et il y avait risque d’attraper le choléra. Il a témoigné que les sensibilisations ont porté des fruits parce qu’au début, renchérit-il, on enregistrait de 10 à 15 décès par jour et qu’aujourd’hui, on peut passer une semaine sans cas de décès. Il a confié que grâce aux contributions de la Croix-Rouge, le site dispose actuellement des toilettes et des points de distribution d’eau. Les réfugiés ont appris comment préparer la solution pour la réhydratation et pour la pulvérisation. En cas d’apparition d’une de ces maladies, la population est au courant de la conduite à tenir.

Adnette Rebecca et Isaïe UMBESANGO ont participé à ces séances de sensibilisation. Ils ont affirmé qu’avant la formation, ils ne savaient pas par quel moyen une personne peut attraper le choléra, Ebola, etc. Ils ont remercié la Croix-Rouge pour avoir initié ces formations.
Les sensibilisations concernaient également le paludisme, le Mpox, la rougeole, la Tuberculose et le VIH.
