LES PREMIERS SECOURS : UN ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE FRUCTUEUX

Les acquis de la formation en Premiers Secours en situation d’urgence ont déjà porté des fruits dans la province Butanyerera. Initié par la Croix-Rouge du Burundi en partenariat avec le CICR, les bénéficiaires se réjouissent de leurs contributions dans la communauté. On parlerait sans être exhaustif des congrégations religieuses, les conducteurs automobiles, les femmes de ménage et les établissements scolaires. Séraphine Nkurunziza, colline Kinga, commune Kayanza témoigne qu’elle a assisté une jeune femme enceinte qui fait le transfert d’argent et des unités dans cette localité. Selon elle, alors que Séraphine achetait les unités, la vendeuse est tombée soudainement d’inconscience. Séraphine a vite sécurisé les lieux de l’incident avant d’assister la victime en suivant les techniques qu’elle a apprises. Elle a souligné un autre cas d’épilepsie à qui elle a appliqué les gestes qui sauvent à la victime après qu’elle ait alertée par les voisins.

Léa NTAKIRUTIMANA, est enseignante à l’Ecole Fondamentale (ECOFO) Ngozi II. Elle a été formée et certifiée secouriste par la Croix-Rouge du Burundi. Encadreuse du Club DIH (Droit Humanitaire International) à cet établissement, elle témoigne que les acquis de la formation ont contribué à la sécurité sanitaire de son école. Selon elle, le mouvement des enfants à travers différents jeux est porteur d’incidences comme des cas de blessures, d’inconsciences, saignement de nez, des évanouissements, etc. Elle raconte qu’un jour un élève est tombé alors qu’il avait monté un avocatier au sein de l’école. Il a eu une blessure et une entorse. Ce n’est pas tout. « Un autre jour, après le salut du drapeau, un enfant a lancé un caillou sur son camarade causant une contusion en bas de l’œil », a-t-elle déploré. Comme l’école dispose d’un kit de secours, Madame Léa a utilisé le matériel à sa disposition pour alléger la souffrance de la victime avant de la transporter à l’hôpital. La secouriste a rassuré que ses collègues l’appellent aussi en cas de malaise.  « Avant la formation, des cas pareils existaient mais je n’avais pas des connaissances sur les gestes qui sauvent d’où nous étions obligés de transporter le patient au structure de soins le plus proche sans gestes préliminaires », a-t-elle regretté.

Aline KANYANGE, enseignante et secouriste au lycée New Life de Ngozi complète son collègue : « Un jour, je venais de Mubuga à moto et soudain, j’ai croisé trois personnes qui avaient connu un accident de roulage parmi lesquelles, une grande femme blessée. J’ai évalué son état et j’ai constaté qu’elle était consciente mais qu’elle saignait encore. J’ai arrêté l’hémorragie et la victime a été par la suite transporté à l’hôpital », a indiqué madame Aline. Elle se réjouit des assistances déjà faites dans son voisinage surtout les cas de brûlure et de fièvre, deux circonstances fréquentes surtout chez les enfants.

Même son de cloche chez les chauffeurs de Ngozi. Elysée NIZIGIYIMANA, rencontré au parking du marché central de Ngozi atteste qu’il a sauvé des vies lors d’un accident de roulage à la Route Nationale N°2 (RN2).  Il a expliqué qu’il s’agissait de deux femmes blessées auxquelles elle a appliqué l’arrêt de l’hémorragie, le bandage, la technique de déplacement et transport des victimes vers les structures de soins. Elle remercie la Croix-Rouge du Burundi des acquis de la formation et regrette l’ignorance du passé.

Abbée Emmanuel NZEYIMANA, Curé de la paroisse Cathédrale de Ngozi abonde dans le même sens. Selon lui, l’évêché a constaté les incidents qui s’y produisent et a désigné certains serviteurs de la cathédrale dont Abbée Emmanuel NZEYIMANA à suivre la formation en Premiers secours pour assister la communauté en cas de besoin. Il a rassuré que les fruits sont déjà visible. A titre d’exemple, il a évoqué un cas d’évanouissement d’un des acolytes de la paroisse et que la victime a été vite assisté avec succès.

Signalons que l’objectif de la Croix-Rouge est d’avoir au moins un secouriste par ménage.

You May Also Like